Gibor, les Héros du Temps — the album
Songs from the book by Alain Henri Chekroun · 5 songs · 16 min · listen free
Le lion de cuivre
La pluie tombait en nappes sur la ville
Les néons blanchissaient les allées immobiles
Un carton jauni, trop lourd pour ses mains
Tintait sur les marches comme un vieux refrainLe lion de cuivre s'est réveillé
Sur un vieux coffret au bois usé
Il garde un nom que l'exil a caché
Une lignée entière qui veut parlerDes verres de Kiddouch, tous pareils
Des sceaux d'exilarques au rouge vermeil
Une épée, un rouleau, une queue en spirale
Un blason qui marche d'escale en escaleLe lion de cuivre s'est réveillé
Sur un vieux coffret au bois usé
Il garde un nom que l'exil a caché
Une lignée entière qui veut parlerCe que l'on garde ne nous appartient pas
Il vit seulement quand il change de brasLe lion de cuivre s'est réveillé
Sur un vieux coffret au bois usé
Il garde un nom que l'exil a caché
Une lignée entière qui veut parlerLe lion de cuivre s'est réveillé
La première pierre
Zorobabel grandit aux jardins pendants
Loin des collines où dormait son sang
Puis cinquante mille ont repris la route
Vers une ville en cendres, malgré le doutePose la première pierre, pose-la
Sur les ruines encore fumantes, ici
Pour un temps que nos yeux ne verront pas
Bâtis le Temple pour d'autres viesLes anciens pleuraient le Temple d'autrefois
Les enfants chantaient devant ce mur modeste
Ceux restés au pays nous regardaient froids
Mais la lampe brillait, et la promesse restePose la première pierre, pose-la
Sur les ruines encore fumantes, ici
Pour un temps que nos yeux ne verront pas
Bâtis le Temple pour d'autres viesShaaltiel a renoncé au trône un jour
Pour que la promesse survive au long détourPose la première pierre, pose-la
Sur les ruines encore fumantes, ici
Pour un temps que nos yeux ne verront pas
Bâtis le Temple pour d'autres viesPose la première pierre, et va
Judith ne ment pas
Près de la cathédrale de Narbonne
Un lion, une épée gravés sur la porte
Les registres ouverts, la lampe qui frissonne
Et les princes qui frappent, d'une voix forteJudith ne ment pas, dernière reine
Elle refuse de maquiller les comptes
Sa vérité tient droit, nue et sereine
Plus lourde que l'or, plus haute que la honteLe comte veut l'impôt, l'évêque veut sa part
Chacun réclame un chiffre plus doux
Elle aligne les colonnes sans fard
Et garde sa loyauté pour nousJudith ne ment pas, dernière reine
Elle refuse de maquiller les comptes
Sa vérité tient droit, nue et sereine
Plus lourde que l'or, plus haute que la honteUn pouvoir tiers entre l'église et la couronne
Une femme debout, que l'histoire abandonneJudith ne ment pas, dernière reine
Elle refuse de maquiller les comptes
Sa vérité tient droit, nue et sereine
Plus lourde que l'or, plus haute que la honteJudith ne ment pas, et la flamme passe
Jérusalem au centre du monde
Sur l'île de Majorque, au carrefour des vents
Abraham penche l'encre sur la peau tendue
Elisha trace les côtes et les courants
Des ports que nos pieds n'ont jamais connusJérusalem au centre du monde
Brille sur l'Atlas catalan
Sans terre, nous dessinons la ronde
Des mers, des routes et des ventsOn offre l'Atlas au roi de France
Il y voit des conquêtes et de l'or
Nous, nous y voyons une espérance
Un chemin de retour, plus loin encoreJérusalem au centre du monde
Brille sur l'Atlas catalan
Sans terre, nous dessinons la ronde
Des mers, des routes et des ventsExilés sans royaume, maîtres des routes
Nous tenons la boussole au cœur du douteJérusalem au centre du monde
Brille sur l'Atlas catalan
Sans terre, nous dessinons la ronde
Des mers, des routes et des ventsJérusalem au centre, toujours au centre
Des cœurs dans la laine
Ils ont gardé ma fille au palais du roi
Ils voulaient une rançon sans mesure
J'ai choisi la vie, sans compter, cette fois
Et l'or est devenu une armureJ'envoie des cœurs dans la laine
Mes navires deviennent des arches
Sous le ciel d'Anvers, la cale est pleine
Vers Tibériade, mon peuple marcheBéatriz de Luna sourit aux ambassadeurs
Derrière les livres, des bibles en hébreu
Les noms cachés reviennent, à voix basse, sans peur
Et l'on rallume, au fond, la lampe des aïeuxJ'envoie des cœurs dans la laine
Mes navires deviennent des arches
Sous le ciel d'Anvers, la cale est pleine
Vers Tibériade, mon peuple marcheCe que l'on donne ne se perd jamais
Il devient refuge, école, et paixJ'envoie des cœurs dans la laine
Mes navires deviennent des arches
Sous le ciel d'Anvers, la cale est pleine
Vers Tibériade, mon peuple marcheYaacov allume les bougies de Shabbat
About the book “Gibor, les Héros du Temps”
Made with Bindery — turn your own book into an album
Bindery is the book studio inside Infinite Library.